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Quatre entreprises ont continué à recevoir des millions de dollars par année du ministère des Transports du Québec même si elles s'étaient déjà reconnues coupables de collusion dans l'octroi de contrats du MTQ.
C'est en effet le dossier qui est abordé mercredi dans La Presse, où il est révélé que la somme totale des contrats accordée est de 94 millions de dollars. Or, au même moment où ces compagnies obtenaient ces lucratifs contrats, le MTQ intentait contre elles une poursuite en justice d'une somme de 800 000 dollars dans un dossier de gonflement des prix des contrats de déneigement.
Comme le rapporte le quotidien, il s'agit des entreprises Nepcon, Giguère et Geoffroy, Excavation Loiselle et Roxboro Excavation ainsi que de deux autres compagnies qui n'existent plus et qui avaient avoué leur culpabilité en 2000 dans cette affaire de gonflement des prix. La poursuite a été intentée en 2002 par les ministères des Transports, mais une entente à l'amiable est intervenue il y a deux mois, alors que les quatre entreprises existantes ont accepté de verser 200 000 dollars au total.
Or, pendant les sept années qui ont suivi l'admission de leur culpabilité, ces entreprises ont continué d'obtenir à chaque année au moins un contrat du MTQ. Les revenus de ces contrats étaient de trois à quatre millions de dollars pour ces entreprises par année entre 2001 et 2008. En 2008, deux de ces entreprises, Giguère et Geoffroy et Nepcon, n'ont pas reçu de contrat du MTQ, tandis qu'Excavation Loiselle n'a pas reçu de contrats de déneigement.
Cependant, Excavation Loiselle et Roxboro Excavation ont obtenu lors de l'année 2008-2009 d'importants contrats en construction relatifs à des projets majeurs du MTQ.
Deux de ces entreprises ont confirmé au quotidien que les contrats ont continué d'être accordés sans poser de questions après leur déclaration de culpabilité. Ils soutiennent que le tout était normal puisqu'ils étaient le plus bas soumissionnaire à l'issue des appels d'offres. L'attachée de presse de la ministre des Transports Julie Boulet a aussi affirmé qu'il n'y avait pas, dans ces années-là , de mécanisme permettant au ministère d'écarter ou de ne pas considérer une soumission d'une entreprise qui s'est rendue coupable de telles infractions.
Rue Frontenac aborde aussi le dossier, avec le cas précis d'une de ces entreprises, soit la compagnie de construction lavalloise Nepcon inc. Bien qu'impliqués dans le dossier de collusion en question, au détriment du gouvernement, les administrateurs de cette entreprise ont été de gros contributeurs du Parti libéral du Québec tout en étant des fournisseurs du MTQ. Des contributions auraient aussi été faites au PQ et à l'ADQ dans le passé, mais celles-ci étaient moindres que celles faites au PLQ.
(sources: La Presse, Rue Frontenac)
par Olivier Caron
On comprend très bien alors pourquoi Charest refuse une commission d'enquête concernant l'industrie de la construction.. Tabarn!!! Sa speut ti que c'est le crime organisé qui gère l'état?? Ça sent ca! Hein?
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Evidemment pourquoi pensez vous que le gouvernement repousse toujours l'issue de l'enquête publique ? Parce qu'il y a surement encore anguille sous roche !
Les commandites, les accommodements raisonnables, la caisse de dépôt ! Que faut il faire pour que les Québécois sortent de leur léthargie ? je n'ais jamais vu un peuple aussi passif ! Sont ils vraiment des perdants ?