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Sujet : Sondages

Une étude de Towers Perrin remet en cause cinq mythes répandus sur la main-d'œuvre

MONTRÉAL, le 27 fév.

Le stress, la technologie et les patrons ne sont pas toujours l'ennemi

MONTRÉAL, le 27 fév. /CNW Telbec/ - Certaines des croyances les plus répandues sur la main-d'oeuvre ont récemment été remises en question par les constatations de l'étude mondiale de Towers Perrin sur la main-d'œuvre - notamment, celles voulant que les travailleurs sont très stressés, qu'ils sont irrités par les exigences des nouvelles technologies et qu'ils détestent leurs patrons.

Pour comprendre ce qui stimule le rendement et la volonté de parvenir au succès des salariés, Towers Perrin a récemment réalisé un sondage auprès de quelque 90 000 salariés de 18 pays, y compris 5 000 au Canada. Le sondage, qui explorait les facteurs d'engagement de la main-d'œuvre - la volonté des salariés de se dépasser pour aider leur entreprise à parvenir au succès - a également réfuté un grand nombre des mythes répandus sur la main-d'œuvre d'aujourd'hui.

1) Le "bon stress" a sa place dans la main-d'œuvre

Selon les constatations de Towers Perrin, il semblerait que les préoccupations quant aux effets négatifs qu'entraîne une main d'œuvre "à bout de nerfs" soient surestimées. De fait, 69 % des Canadiens sondés indiquent que le stress les laisse neutre ou stimule leur dynamisme (68 % à l'échelle mondiale).

"Le nombre de salariés qui ont indiqué qu'il assument sans frustration le stress au travail et estiment même en tirer une énergie positive coïncide avec une autre constatation selon laquelle les salariés visent à prendre en charge des tâches plus intéressantes et exigeantes" souligne Michel Tougas, sociétaire directeur du bureau de Montréal. "Par ailleurs, la main-d'œuvre veut mieux concilier la vie professionnelle et la vie personnelle et s'attend à ce que les employeurs l'aident à réaliser cet équilibre selon des modalités qui permettent de concilier également les aspirations professionnelles du salarié et les nécessités de l'entreprise."

2) La technologie n'est pas l'ennemie

Une des façons d'atteindre cet équilibre est par le recours accru à la technologie qui est considérée comme un facteur positif de l'expérience de travail et non comme on la décrit parfois, soit une "prison virtuelle" 24 h sur 24 et 7 jours par semaine.

"L'omniprésence des téléphones cellulaires, ordinateurs portables et autres dispositifs électroniques personnels, permet désormais aux salariés d'accéder aux courriels écrits et vocaux, aux calendriers électroniques, documents et présentations, partout et à toute heure" précise Michel Tougas. "Loin de considérer que cela constitue un problème, la très grande majorité des Canadiens (86 % des répondants) estiment que la technologie leur permet d'atteindre un certain équilibre entre leur vie personnelle et professionnelle. Non seulement cela contredit l'opinion reçue voulant que la technologie enchaîne les salariés à leur emploi et empiète sur leur temps libre, mais indique également que ceux-ci envisagent avec réalisme les exigences du contexte mondial où évolue l'entreprise moderne et qu'ils sont prêts à faire ce qui est nécessaire pour équilibrer vie professionnelle et personnelle dans un monde où les activités se poursuivent littéralement de jour comme de nuit."

3) Travailler pour vivre

Un autre mythe courant est que la main-d'œuvre d'aujourd'hui "vit pour travailler", qu'elle met le travail au cœur de sa vie. Bien que les Canadiens travaillent dur - en moyenne 42 heures par semaine (en comparaison de près de 45 heures, à l'échelle mondiale), tandis qu'environ un salarié sur dix travaille habituellement 51 heures ou plus - peu de salariés partagent ce point de vue. Près des trois quarts des Canadiens (73 %) indiquent qu'ils travaillent pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille (une proportion nettement plus élevée que celle à l'échelle mondiale, 59 %), contre 9 % qui conviennent que leur travail est l'aspect le plus important de leur vie (tandis qu'à l'échelle mondiale, 18 % des répondants indiquent que le travail est ce qu'il y a de plus important dans leur vie).

"Au Canada, la capacité de concilier vie personnelle et professionnelle est le premier facteur de fidélisation des salariés, le plus critique, tandis qu'il est classé cinquième en importance à l'échelle mondiale" dit Michel Tougas. "Cela veut dire qu'il est essentiel pour les employeurs canadiens d'intervenir activement en vue d'aider la main-d'œuvre à agencer correctement les sources de satisfaction personnelle et professionnelle."

Il est encourageant de constater que 44 % des Canadiens conviennent que les programmes et les politiques de l'entreprise les aident à équilibrer leurs responsabilités touchant la vie professionnelle et la vie personnelle, tandis qu'à peine 27 % sont en désaccord. À l'échelle mondiale, 51 % indiquent que leur supérieur fait preuve de souplesse en vue de concilier la vie professionnelle et la vie personnelle de façon uniforme et équitable. Au Canada, ce pourcentage est encore plus élevé, à 58 %. Toutefois, plus de la moitié des Canadiens (57 %), notent également qu'ils sont parfois ou souvent frustrés par les efforts requis pour équilibrer leur vie professionnelle et leur vie privée. Cela porte à croire qu'un écart persiste entre la façon dont employeurs et salariés perçoivent la relation d'emploi et leurs responsabilités respectives dans ce domaine.

4) La main-d'œuvre se perçoit et perçoit l'entreprise positivement

Les bandes dessinées et émissions de télévision plaisantent volontiers sur la négativité et le malaise de la main-d'œuvre, mais le sondage de Towers Perrin constate que la plupart des travailleurs sont satisfaits, qu'ils se perçoivent et perçoivent l'entreprise positivement. Certains points clés :

- Les Canadiens sont très optimistes quant à leurs possibilités de

réussite. Près des trois-quarts des répondants (74 %) pensent qu'ils

réussiront et 68 % sont généralement optimistes quant à leur avenir.

À l'échelle mondiale, les chiffres sont 63 % et 60 % respectivement.

- Une majorité de répondants canadiens (64 %) indiquent que leur emploi

leur donne beaucoup d'énergie ou leur remonte un peu le moral.

- La très grande majorité des salariés au Canada (86 %) aiment bien ou

adorent leur travail, 79 % aiment bien ou adorent leur entreprise,

tandis qu'une vaste majorité 81 % aiment bien ou adorent leur patron

(en comparaison de 73 % à l'échelle mondiale).

Par ailleurs, la recherche démontre que les employeurs ne sollicitent pas pleinement la confiance et l'énergie des salariés. L'étude constate l'existence d'un "écart d'engagement" appréciable, tandis qu'à peine 23 % de la main-d'œuvre est pleinement engagée au travail et 32 % se dit désenchantée ou désengagée, en comparaison de 21 % et 38 % respectivement, à l'échelle mondiale. Bien qu'au Canada, l'écart soit un peu moindre qu'ailleurs dans le monde, il reste assez important pour préoccuper les employeurs canadiens, surtout au moment où ils mettent l'accent sur le soutien et l'amélioration du rendement face à un marché plus exigeant.

5) Les relations avec le supérieur immédiat sont importantes, mais les

pratiques de l'entreprise le sont plus encore

Enfin, l'étude remet en question le point de vue largement partagé voulant que le supérieur immédiat soit le plus important facteur d'engagement et de rendement des salariés. Bien qu'une relation positive avec le supérieur immédiat reste très importante, les actes de la haute direction ainsi que l'ensemble des programmes et politiques en place sur le lieu de travail revêtent une plus grande importance encore. De fait, l'organisation elle-même est l'une des plus puissantes influences s'exerçant sur l'engagement des salariés. Les décisions et la visibilité de la haute direction, ainsi que les possibilités d'apprentissage et d'avancement offertes, sont cotées plus haut que la relation avec le supérieur immédiat comme facteurs d'engagement des salariés.

"Nous constatons que la réputation de l'entreprise et sa haute direction exercent une énorme influence sur les attitudes des salariés", indique Michel Tougas. "Quand ces facteurs se combinent avec une relation positive avec le supérieur immédiat, l'entreprise peut cultiver un environnement encore plus positif pour sa main-d'œuvre - suscitant ainsi plus de productivité, d'engagement et de succès."

Quelques mots sur Towers Perrin

Towers Perrin est une société internationale offrant des services professionnels qui aident les organisations à améliorer le rendement grâce à une gestion efficace des ressources humaines, des risques et des finances. Nous apportons des solutions innovatrices sous diverses formes : services de consultation en stratégie, conception de programmes et gestion du capital humain, consultation en gestion des risques et des capitaux, ainsi que services d'intermédiaire en réassurance et de consultation en actuariat.

Towers Perrin a des bureaux et des partenaires commerciaux aux États-Unis, au Canada, en Europe, en Asie, en Amérique latine, en Afrique du Sud, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Pour de plus amples renseignements sur Towers Perrin, consultez le site www.towersperrin.com.



Frédéric Tremblay, HKDP Communications et affaires publiques, (514) 395-0375 poste 234 / poste 228, ftremblay@hkdp.qc.ca

Communiqué provenant de CNW








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